Même s’il existe des avantages aux jeux vidéo comme la résolution d’énigmes par essai et erreur où l’erreur n’est jamais pénalisée ou la capacité d’anticipation, une pratique intensive engendre des conséquences sur le développement psychique de l’adolescent.
En effet, l’adolescent addicté des jeux vidéo ressent un sentiment de plaisir lorsqu’il joue, il s’évade complètement dans son monde virtuel où il perd peu à peu la notion de temps. Il se sent libre de faire ce qu’il veut car il est dans un monde différent qui offre une infinité de possibilités. Les jeux vidéo lui procurent aussi beaucoup de sensations fortes, le jeune est très souvent excité par ces jeux virtuels.
Il va aussi développer son identité à travers le numérique. Le web permet de développer une nouvelle identité voire d’en créer une différente de notre identité civile qui nous représente dans le réel. Mais à force de se référer à cette identité numérique, le jeune peut en oublier sa propre identité. L’adolescence est la période de construction identitaire où l’individu doit apprendre à connaître son nouveau corps. Si le jeune s’identifie à un personnage virtuel, sa construction identitaire va être troublée. Quand il ne parvient plus à revenir à la réalité, la confusion le gagnera et le retour à la réalité sera difficile puisque les troubles identitaires ne feront qu’augmenter. Si ce trouble dure, cela peut malheureusement conduire au suicide.
Le jeune inscrit sur les métavers, ces univers créés de toute pièce, a besoin de se faire une e-réputation pour se construire une identité numérique. Mais cette e-réputation peut être dangereuse car elle influence l’estime de soi. Une bonne e-réputation donnera de la confiance en lui au jeune alors qu’une faible e-réputation avec une utilisation malveillante de ses données par les autres utilisateurs lui fera perdre sa confiance en lui.
Les jeux vidéo, souvent très violents car ils sont basés sur des situations de guerre, de mort et de bataille, peuvent avoir un impact sur la sensibilité du jeune. Avec une utilisation intensive, les nétaholiques, les dépendants aux jeux vidéo, vont considérer que ces actes virtuels sont futiles et même faisables dans la vie réelle. Ils n’ont donc plus aucune notion de violence ou de limites à l’agressivité.
Un jeune déjà impulsif au départ deviendra très hyperactif avec une forte utilisation des jeux vidéo. Il sera très sensible à l’ennui et voudra toujours porter son attention sur quelque chose. Les jeux vidéo lui apportent une satisfaction dans le fait qu’ils offrent des réponses rapides, des récompenses immédiates et des stimulations variées.