Une utilisation à contrôler

Une utilisation excessive des jeux vidéo impacte fortement la vie des adolescents que ce soit au niveau psychique, physique et même social. Cette cyberdépendance touche beaucoup d’utilisateurs qui ne voient pas les excès qu’ils font. C’est souvent leur entourage qui s’en rend compte et qui essaye de remédier à cette addiction.

Les parents doivent contrôler l’usage des jeux vidéo par leurs enfants pour ne pas tomber dans l’excès car les jeux vidéo peuvent avoir de réels avantages dans la construction du jeune. Quels sont alors les avantages du numérique dans la vie du jeune adolescent consommateur de jeux vidéo ?

Pour se renseigner davantage :

 

http://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/jeux/fiche.aspx?doc=bg-naitre-grandir-jeux-video-ordinateur

 

Les impacts dans les interactions sociales

L’utilisation excessive des jeux vidéo cause l’isolement de l’adolescent. Il ne voit plus sa famille et se renferme sur lui-même. L’adolescent est à la recherche de semblables, de pairs avec qui il va partager les pensées et le plaisir de jouer. Cette recherche d’une communauté se fait dans la plupart du temps au détriment de la famille.

De plus, le jeune joue souvent la nuit, après l’école, pendant tous ses temps libres. Cela nuit fortement à son travail scolaire puisqu’il sera fatigué. D’ailleurs on remarque souvent la cyberdépendance d’un jeune à cause de son échec scolaire ou son absentéisme. Un jeune addicté aux jeux vidéo pense constamment à son jeu, c’est la dépendance psychique, alors même qu’il ne joue pas. Ainsi, quand il est à l’école, il pensera encore à jouer au lieu de se concentrer sur ses études. C’est un réel problème pour les enseignants car ils sont impuissants face à cette situation. Mise à part prévenir les parents de la situation délicate dans laquelle se retrouve leur enfant, ils ne peuvent pas intervenir d’une autre manière. Les adolescents vont aussi rompre les liens sociaux préexistants avec leurs pairs, ils vont donc souvent se retrouver seul à l’école.

L’usage des jeux vidéo a des conséquences sur les interactions du jeune avec autrui. A force de créer des liens virtuels avec les personnes de sa communauté virtuelle, l’adolescent a plus de mal à se socialiser dans le monde réel. Ce blocage entraîne une irritabilité chez lui lorsqu’il n’est pas sur l’ordinateur. Il va alors être agressif avec son entourage que ce soit physiquement ou verbalement. Les jeux vidéo sont très addictifs, ils possèdent une réelle emprise sur l’addicté qui reçoit d’intenses plaisirs en y jouant mais les compétitions et l’excitation lui procurent aussi beaucoup de stress. C’est ce stress qui le rend agressif lorsque quelqu’un le dérange dans son jeu.

Les adolescents vont se mettre alors en marge de la société pour devenir des hikikomoris, ces jeunes cloîtrés chez eux qui ne communiquent plus du tout avec le monde extérieur et restent constamment dans leur monde virtuel. C’est une sorte de phobie sociale où le jeune se protège des autres et de l’extérieur en se renfermant sur lui-même. En ce sens, les jeux vidéo lui permettent de se calmer et d’exister à travers des personnages.

 

Les désordres sur l’état physique

Le fait de rester tout le temps dans la même position comme le font les no-life peut avoir de lourdes conséquences sur leur état physique.

Premièrement, les écrans ne sont pas bons pour la vue des jeunes. Ils restent des heures dans leur chambre, dans le noir, les yeux rivés sur leur écran. Leurs yeux sont exposés à une agression en permanence. Des chercheurs ont pu remarquer une baisse générale de la vue. Cela entraîne donc des maux de tête réguliers.

En outre, l’addiction aux jeux vidéo peut développer chez le jeune une sensibilité accrue aux contrastes lumineux des écrans. Cela peut provoquer des crises d’épilepsie très dangereuses pour les jeunes qui jouent seuls.

Aussi, leur hygiène de vie n’est pas forcément saine puisqu’ils n’ont aucune notion du temps et vivent cloîtrés chez eux. Ils n’ont pas de rythme de vie adapté, ils jouent constamment ou ils dorment pour se reposer. De ce fait, ils sautent des repas et grignotent de la malbouffe devant l’ordinateur. Cela peut provoquer des maladies de l’alimentation comme de l’anorexie ou une obésité qui elle-même des maladies cardiaques.

Enfin, le fait de manier constamment les manettes et souris développe chez les jeunes cyberdépendants le syndrome du canal carpien. Et aussi le fait de rester dans la même position toute la journée peut entraîner des maux de dos et aux cervicales chez les adolescents encore en pleine croissance.

Les désordres psychiques

Même s’il existe des avantages aux jeux vidéo comme la résolution d’énigmes par essai et erreur où l’erreur n’est jamais pénalisée ou la capacité d’anticipation, une pratique intensive engendre des conséquences sur le développement psychique de l’adolescent.

En effet, l’adolescent addicté des jeux vidéo ressent un sentiment de plaisir lorsqu’il joue, il s’évade complètement dans son monde virtuel où il perd peu à peu la notion de temps. Il se sent libre de faire ce qu’il veut car il est dans un monde différent qui offre une infinité de possibilités. Les jeux vidéo lui procurent aussi beaucoup de sensations fortes, le jeune est très souvent excité par ces jeux virtuels.

Il va aussi développer son identité à travers le numérique. Le web permet de développer une nouvelle identité voire d’en créer une différente de notre identité civile qui nous représente dans le réel. Mais à force de se référer à cette identité numérique, le jeune peut en oublier sa propre identité. L’adolescence est la période de construction identitaire où l’individu doit apprendre à connaître son nouveau corps. Si le jeune s’identifie à un personnage virtuel, sa construction identitaire va être troublée. Quand il ne parvient plus à revenir à la réalité, la confusion le gagnera et le retour à la réalité sera difficile puisque les troubles identitaires ne feront qu’augmenter. Si ce trouble dure, cela peut malheureusement conduire au suicide.

Le jeune inscrit sur les métavers, ces univers créés de toute pièce, a besoin de se faire une e-réputation pour se construire une identité numérique. Mais cette e-réputation peut être dangereuse car elle influence l’estime de soi. Une bonne e-réputation donnera de la confiance en lui au jeune alors qu’une faible e-réputation avec une utilisation malveillante de ses données par les autres utilisateurs lui fera perdre sa confiance en lui.

Les jeux vidéo, souvent très violents car ils sont basés sur des situations de guerre, de mort et de bataille, peuvent avoir un impact sur la sensibilité du jeune. Avec une utilisation intensive, les nétaholiques, les dépendants aux jeux vidéo, vont considérer que ces actes virtuels sont futiles et même faisables dans la vie réelle. Ils n’ont donc plus aucune notion de violence ou de limites à l’agressivité.

Un jeune déjà impulsif au départ deviendra très hyperactif avec une forte utilisation des jeux vidéo. Il sera très sensible à l’ennui et voudra toujours porter son attention sur quelque chose. Les jeux vidéo lui apportent une satisfaction dans le fait qu’ils offrent des réponses rapides, des récompenses immédiates et des stimulations variées.